Simon Leviev, l’arnaqueur de Tinder, où en est-il aujourd’hui ?

Rien ne prédisposait Simon Leviev à devenir l’un des visages les plus célèbres de la fraude romantique sur Internet. Derrière ce nom, SHIMON Yehuda Hayut, un jeune Israélien de 29 ans, a su manipuler l’univers feutré des rencontres en ligne pour bâtir une entreprise de l’arnaque à la fois redoutable et lucrative. Son arrestation récente à Dubaï relance le débat : que réserve l’avenir à celui que l’on surnomme « l’arnaqueur de Tinder » ? Décryptage d’une trajectoire hors normes et des rebondissements à venir.

Qui est Simon Leviev, alias SHIMON Yehuda Hayut ?

Simon Leviev, aussi connu sous le nom de SHIMON Yehuda Hayut, a fait irruption dans les médias pour ses méthodes d’escroquerie orchestrées grâce à Tinder. En 2019, c’est à Rome que la police met la main sur lui, soupçonné d’avoir dépouillé plusieurs femmes rencontrées via la célèbre application. Sa libération sous caution ne fait qu’amplifier la médiatisation de son affaire.

Originaire d’Israël, élevé dans une famille juive orthodoxe, il quitte son pays natal après le lycée pour poursuivre des études d’ingénierie à Kiev. Rapidement, il troque les bancs de l’université contre la gestion immobilière et fonde sa propre société à seulement 21 ans. À Kiev, il bâtit un réseau de propriétés, mais très vite, ses activités dérangent. Les médias locaux s’intéressent à lui, flairant des opérations douteuses.

Mais Simon Leviev ne s’arrête pas là. Outre ses fraudes amoureuses, il se retrouve impliqué dans des montages financiers suspects et des événements clandestins. Son mode opératoire : usurper des identités, produire de faux documents, tout pour se forger une image d’homme d’affaires prospère et inspirer confiance à ses cibles.

Comment Simon Leviev a-t-il arnaqué des millions de dollars ?

Simon Leviev, que l’on connaît désormais comme l’arnaqueur de Tinder, a bâti sa fortune sur le mélange explosif du charme, de la psychologie et de la manipulation. Son terrain de jeu : les applications de rencontre, où il traque des femmes souvent fortunées, en quête de passion et d’exception.

Pour convaincre, il multiplie les stratégies bien rodées. Il se présente comme investisseur immobilier international, exhibe des photos de jets privés, partage des adresses prestigieuses, promet des retours faramineux à celles qui accepteraient de miser sur ses projets. Les promesses s’accumulent, l’illusion s’épaissit.

Une fois la confiance installée, vient la demande d’argent. Leviev sollicite des virements pour des « opportunités » immobilières, souvent en urgence, appuyé par de faux contrats et des justificatifs fabriqués de toutes pièces. Les victimes, persuadées d’investir auprès d’un entrepreneur à succès, voient leurs économies s’envoler sans espoir de retour. Le mécanisme est éprouvé, les montants détournés se chiffrent en millions de dollars.

Les suites judiciaires pour Simon Leviev, l’arnaqueur de Tinder

L’ampleur des révélations sur les agissements de Simon Leviev a déclenché une série d’actions en justice à travers le globe. Actuellement, il est incarcéré à la prison de Metzudat Ze’ev, en Israël, attendant de comparaître devant le tribunal. Les peines encourues sont lourdes : jusqu’à 20 ans derrière les barreaux pour l’ensemble des délits qui lui sont reprochés.

Le casse-tête juridique ne s’arrête pas là. Plusieurs victimes, issues notamment des États-Unis, de Russie et d’Israël, ont engagé des procédures contre lui. Les audiences se succèdent, et il y a fort à parier que le feuilleton judiciaire autour de Simon Leviev s’étire encore longtemps. Entre poursuites croisées, témoignages accablants et rebondissements, l’histoire de l’arnaqueur de Tinder est loin d’avoir livré tous ses secrets, et rien ne dit que la justice parviendra à refermer le dossier de sitôt.